Mine d’or de KINERO en Guinée : soupçons d’irrégularités et de prise illégale d’intérêts

Il y’a quelques jours le ministre Guinéen des mines et de la géologie s’enorgueillit d’avoir trouvé le meilleur investisseur pour relancer la mine d’or de Kinéro. Nous avons alors assisté à la signature de convention entre l’Etat Guinéen et la société Britannique Sycamore.
Pour l’histoire la mine d’or de Kinéro est restée très longtemps inexploitée, du fait du retrait du permis d’exploitation par l’ancien ministre des mines M. Kerfalla Yansane pour cause de ventes illégales de participation par la société canadienne SEMAFO.
Depuis bientôt 5 ans, le gouvernement a tenté de trouver d’éventuels repreneurs de cet actif en mettant en concurrence plusieurs offres via des appels d’offres sans succès
La dernière mise en concurrence organisée par le ministre des Mines et de la Géologie a vu la participation d’investisseurs et autres spéculateurs. Disons plutôt des spéculateurs ne répondant pas aux profils de sociétés minières opératrices reconnues. De nombreuses questions se posent à ce jour sur les critères ayant guidé à la sélection de ces trois ou quatre sociétés parmi de nombreux repreneurs bien plus aguerris. Sur quelle base de compétence et de technicité a été faite la sélection du vainqueur du processus d’attribution ?
Un ancien directeur de la SAG, la plus grande société aurifère de Guinée à capitaux sud-africains, avait développé des relations très intimes avec le ministre des mines et de la Géologie, M. Abdoulaye Magassouba et certains cadres dudit ministère. D’après certains témoignages c’est par l’entregent de cet ancien cadre dirigeant de la SAG, devenu aujourd’hui consultant international que les investisseurs avaient accès au ministre Guinée.
Ainsi la plupart des offres commerciales étaient connues bien avant même la date d’organisation de l’appel d’offre. C’était notamment le cas de l’offre conjointe de ce meme consultant et la société financière SYCAMORE.
D’un point de vue extérieur on pourrait comprendre que ce dernier appel d’offre organisé par le numéro 2 du ministère Guinéen, M. NIMAGA, n’était en réalité qu’une mascarade de transparence institutionnelle servant de couverture à la conclusion de contrats privés au bénéfice du cabinet du ministre ; il semblerait que ce soit une technique rodée qui a longtemps cours dans ce ministère. En effet et pour confirmer nos dires un groupe d’investisseurs Kazakh avaient récemment décortiqués par écris ces de prise illégale d’intérêts dans les projets miniers qui ternissent l’image de la Guinee.
D’après les bruits de couloirs une grande majorité de cadres se plaignent des agissements des membres du cabinet du ministre, qui selon les dires, se livreraient tous à des prises illégales d’intérêt a grande échelle dans des projets miniers.

Ce sont les mêmes comportements qui ont finalement conduit ce ministère a attribuer la mine de Kinero a « l’intime » du ministre guineen qui n’est autre que ce même consultant international flanque de ses partenaires financiers de SYCAMORE qui, apres enquêtes, présentent plus un profil de spéculateurs que d’opérateurs miniers.
D’autres observations financières prouvent à suffisance que le vainqueur prémédité de cet appel d’offre SYCAMORE ne possède clairement pas l’intégralité du capital nécessaire (35 millions de dollars) pour relancer la mine contrairement à d’autres soumissionnaires plus importants et plus légitimes qui avaient pourtant fourni des garanties bancaires suffisantes.
La societe financière SYCAMORE va vraisemblablement proposer un endettement financier en hypothéquant la production. Cette dette sera ensuite inscrite au passif de la société d’exploitation Guinéenne pendant que ces investisseurs jouiront de commissions juteuses et des bénéfices de la revente de l’or étalon.
Dans les images de cette signature hautement médiatisée, nous avions remarqué la présence du ministre du budget, qui est réputé très proche du numéro 2 du ministre des mines et de la Géologie, M. NIMAGA, l’organisateur de l’appel d’offre.
Ce dernier a été longtemps en charge de négocier la plupart des conventions minières depuis 2016 qui contiennent les engagements de l’Etat à surseoir à des revenus fiscaux futurs au seul bénéfice des investisseurs. M. le ministre du budget, DIOUBATE, va-t-il encore rendre service à son ami NIMAGA dans cette dans cette convention qui engage l’Etat vis-à-vis de la société financière SYCAMORE ?
Comment va réagir l’exécutif Guinée en face de faits si accablants dans l’attribution biaisée de la mine de Kinéro à un ami juge « intime »du ministre des mines et de la géologie ?
Comment vont réagir les sociétés soumissionnaires perdantes face à ces évidents conflits d’intérêts orchestrés par un cabinet ministériel qui les ont fait passer pour des faire-valoir.
Selon certains investisseurs ce cabinet ministériel serait aussi impliqué dans d’autres cas de scandales miniers surtout dans l’attribution des permis miniers qui reste une activité lucrative pour ces jeunes fonctionnaires.

Quel est l’objectif de cette accumulation de capital ? Le Ministre nourrit-il des ambitions politiques nationales ? Pourquoi certains caciques pensent-ils tout bas que ce jeune Ministre guinéen joue au pompier pyromane dans son bastion de Siguiri ? Est-ce pour se maintenir à son poste ?

AFFAIRE A SUIVRE …..

2 thoughts on “Mine d’or de KINERO en Guinée : soupçons d’irrégularités et de prise illégale d’intérêts

  1. Moi, je suis un des ingénieur des mines de l’Ukraine, qui a fait une étude de l’entreprise des mines à Kinéro aux mois de février et mars 2016. Je me suis rencontré avec le ministre des mines et de la Géologie, M. Abdoulaye Magassouba. Pendant la rencontre, nous (les ingénieurs des mines de l’Ukraine), nous avons fait un rapport à propos de l’état des affaires sur la mine et de ses perspectives. Tout ce temps nous espérions que nous soyons revenus et nous ayons repris l’entreprise pour la moderniser et faire une restauration des sites, pour créer des emplois pour la population locale et apporter un appui social (que nous avons fait déjà plusieurs fois) pour la population local.
    A la fin, je voudrais dire que la direction de notre enterprise s’est adressée au Ministère plusieurs fois pendant trois ans pour signer les documents nécessaires de la mine de Kinéro (des contrats…), mais aucune réponse jusqu’à présent. Et en plus, 35 millions de dollars pour la restauration de la mine, c’est deux fois de plus du montant.

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