Faut-il prendre d’assaut la citadelle des tabous ? ( par Dr Ahmed Khalifa Niasse)

Nous autres Senegalais, quelques fois c’est le cas pour tous les Africains, sommes souvent victimes de châteaux de cartes bâtis autour de la primauté du plus âgé. Même s’il s’agit, excusez moi du terme, d’un médiocre . Plus grave encore, la sainteté, même prétendument, réduit notre intelligence au silence.
Jadis le Prophète Mohamed (psl)( et le Prophète Abraham avant lui) est venu mettre en cause les idoles que les gens ont fabriquées de leurs propres mains pour venir les adorer. Et leur faire des offrandes que d’autres récupéraient pour s’enrichir.
Cela a engendré la classe des prêtres . Avec leur redoutable hiérarchie.
L’humanité ne pouvait guère évoluer dans un tel système. Où les « clergés » se proclamaient être maîtres de la pluie, de la fertilité, de la santé et de l’abondance.
Notre pays a un problème qui se résume en cette métaphore : »Les talibes ulcéreux viennent solliciter la guérison auprès de marabouts souvent eux-mêmes cancéreux ».
L’histoire du Sénégal doit être écrite pour que, partout ailleurs, on puisse savoir qui était fidèle et qui était traître à la Nation.
En Islam seul Dieu connaît ses Soldats .Sourate 74, Verset 31
Les citadelles du savoir sont devenues celles de l’abject. De l’expression voyou. C’ est à dire que les versets dont le bruit emplissait les cieux de ces citadelles ont été convertis en insultes.
Jadis le Marabout était censé envoyer une malédiction comme arme fatale.
Mais lorsque les anges sont remplacés par de petits diables insulteurs le Marabout n’est pas diabolisé. Il est le diable en chair et en os.

Dr Ahmed Khalifa Niasse

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