Thierno Alassane Sall : un homme, auparavant victime de la sociologie politique de son pays…

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L’imaginaire profil que laisse apparaitre le président de la République des Valeurs auprès des journalistes ne justifie t’il pas la sociologie politique du peuple. Les journalistes sont avant tout des hommes du peuple. Ils sont issus du peuple et portent sa voix pour faire entendre les soucis, les préoccupations et les pensées. Quand le journaliste pose une question, c’est la société qui parle. Et la phrase d’un journaliste, lors d’une interview, résume l’idée que la société porte sur cette figure politique qui est Thierno Alassane sall.
Laissons parler ce journaliste : « votre caractère de guerrier et de réfractaire à l’ordre comment arrivez-vous à allier votre fonction de ministre qui exécute des ordres qui agit sur des instructions » et il revient pour insister « et ce caractère de réfractaire à l’ordre ! »
Cette assertion dit beaucoup sur l’image que dégage l’ancien ministre de l’énergie auprès de la société sénégalaise de masse, c’est-à-dire des médias. A y voir juste cette situation nous apprend plus qu’on en sait sur cette société complexe. Elle nous montre à quel point une société, habituée à des hommes politiques peu opprobres, peut arriver au niveau ou tout personnage politique droit est jugé comme quelqu’un « de réfractaire à l’ordre ». L’ordre des bons politiciens ou fonctionnaires est ceux-là qui mentent, détournent et pillent les derniers publics et se contredisent sans gêne au vu et au su de tout le monde. L’histoire politique du Sénégal confirme bien cette hypothèse. Depuis l’indépendance, cette société a tendance à broyer tout homme politique qui se sacrifie au nom d’un avenir meilleur. De Blondin Diop en passant par Mamadou Dia et Cheikh Anta Diop jusqu’à la génération de 1988, tous les piliers pour un environnement politique sain sont brisés d’un revers par le puissant
rouleau compresseur des différents pouvoirs successifs en complicité avec un peuple de masse détourné des nobles valeurs ancestrales comme le « Diom » et le « Ngor ». Il nécessite une profonde refonte sociopolitique pour libérer tout peuple assoupli par un environnement politique malsain.  
M Thierno Alassane Sall, aujourd’hui guetté par le syndrome du broiement sociétal, présente les rares qualités de l’homme politique capable de prendre en main le destin de tout un pays et le mener à bon port. Il sort du lot de l’ordre normal de l’homme politique sénégalais. Ni compromis, ni contradiction. Son parcours laisse simplement apparaitre un homme avec un grand sens de l’honneur et de la citoyenneté.
De l’aviation civile jusqu’à son dernier poste de ministre ce monsieur n’a laissé apparaitre que les qualités d’un homme juste, droit et soucieux pour l’avenir de son pays. A l’ASECNA, il s’est dressé face au régime de Wade qui voulait sacrifier les intérêts du Sénégal ce qui lui avait valu un « exil » aux Iles Comores. En 2012, nommé Directeur Général de l’ARTP, il demande qu’on démunie son salaire de 14 millions à 5 millions et se dresse, en portant plainte auprès du Procureur de la République, contre les puissants hommes d’affaire soupçonnés de malversations. Curieusement, ces derniers ont été affranchis de toutes poursuites dès son départ pour le Ministère des infrastructures. Dans ce ministère, faute d’appel à concurrence sous prétexte d’une urgence fictive pour céder le marché aux français, il refuse de signer le prolongement de l’autoroute à péage. Dans le même sillage, Il remet en cause le projet des 50 000 lampadaires solaires offerts spontanément à Fonroche (une petite entreprise française) en exigeant une étude qui montre clairement, la faisabilité et qui justifie les couts du projet.
Sans revenir sur son rôle joué, pour la préservation des intérêts du Sénégal, dans les dossiers relatifs aux contrats pétroliers et qui lui a valu son poste de ministre de l’énergie, nous savons qu’il (en tant membre du gouvernement) s’est opposé contre la décision d’interdiction d’une marche organisée par le mouvement Yen a marre.  
   « On manifestait avec Y’en a marre, aujourd’hui étant du côté du pouvoir ne doit point nous donner le droit de les empêcher de jouer pleinement leur rôle dans la société civile ; Y’en a marre a le droit de manifester » affirmait avec fermeté le Ministre de l’Energie, coordonnateur des cadre de l’APR. 
Si cet homme politique a le sens du refus tout homme politique contraire à lui a le sens de la parjure.
Peuple sénégalais ouvrez vos yeux et ayez l’aptitude de valoriser les hommes politiques qui se sacrifient au nom d’une cause noble.

Fatou Kaïré

Membre du RÉSEAU DES FEMMES DE RV..

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