Professeur Daouda NDIAYE, premier Africain au poste de Conseil Spécial à l’Université Harvard de Boston, USA

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Professeur Daouda NDIAYE, premier Africain au poste de Conseil Spécial à l’Université Harvard de Boston, USA, restera au Sénégal pour dérouler sa mission.

 

Je dois d’emblée préciser que j’ai accepté ce poste avec la condition sine qua none de rester au Sénégal et de continuer mon travail à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Je compte coordonner mes activités liées à cette fonction depuis Dakar.

 

Cependant j’aurais à faire des missions de courtes durées toute l’année aux États Unis. La raison est simple ! Je suis contre la fuite des cerveaux quel que soit ce que l’on vous propose et, également, l’importance de la fonction.

 

Nous (africains) avons été formés pour appuyer nos pays à sortir du sous-développement et, ainsi, améliorer les conditions de vie de nos populations. A ce propos, je reste Sénégalais et Africain dans la veine, car convaincu que personne ne viendra régler le problème de l’Afrique à notre place.

 

J’ai été formé par l’école Sénégalaise, donc l’école Africaine et, ce que je suis devenu aujourd’hui, je le dois d’abord à l’Afrique en général et au Sénégal en particulier. Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir décider pour le Sénégal, pour l’Afrique et pour le monde, à travers cette nomination.  Je le ferai fièrement en tant qu’Africain, mais ce sera à partir de Dakar. J’estime que nous ne pouvons pas régler les problèmes de l’Afrique si tous les fils d’Afrique partent vers d’autres continents.

 

Je dois réaffirmer que c’est avec un immense plaisir et une fierté que l’Africain que je suis ait été proposé pour être un conseiller spécial à la très prestigieuse Université Harvard de Boston aux USA. Nous aurons à décider des programmes de formation d’enseignement, de proposer des stratégies innovantes pour l’éradication du paludisme à travers le programme international piloté par l’Université de Harvard.

 

Notre rôle sera de proposer également de nouveaux concepts en matière de formation diplômante, d’enseignement en matière de paludisme en particulier et de santé en général, car les méthodes de recherche, de lutte contre le paludisme restent similaires aux approches de lutte contre les maladies infectieuses surtout celles à transmission vectorielle qui sont liées au sous-développement.

 

Nous réfléchirons sur les cibles, jusqu’ici oubliées et qui devront porter le combat pour une éradication du paludisme. Nous proposerons des innovations technologiques pour la prise en charge et la prévention.

 

Cette initiative de formation et de recherche est enseignée à l’Université Harvard aux spécialistes de la santé et aux grands décideurs de tous les coins du monde depuis plusieurs années et a permis la formation de plusieurs spécialistes venant des quatre coins du monde.

 

Notre nomination prouve encore une fois que nous n’avons, certes pas, les moyens financiers à notre disposition pour atteindre nos objectifs, nous n’avons pas les plateaux techniques adéquats, encore moins les ressources nécessaires pour leur mise en œuvre, mais nous avons le savoir.

 

Ce qui est par contre dommage en Afrique est que la reconnaissance vient toujours de l’étranger, de l’Europe et des États Unis particulièrement avant que nos pays Africains ne daignent reconnaitre leurs dignes fils. C’est malheureusement la raison principale qui justifie que des Africains reçoivent des propositions à l’international et quittent leur pays. Je suis persuadé qu’ils quittent parce qu’ils n’ont pas le choix.

 

Pour arrêter la fuite des cerveaux, l’Afrique doit apprendre à exploiter ses talents et reconnaitre leur mérite avant que d’autres continents ne le fassent à sa place.

 

J’en profite pour remercier mes compatriotes et au-delà tous les Africains car j’ai reçu des messages de félicitations, de tous les pays Africains. Je tiens d’ailleurs à m’excuser auprès de tous, car certain de n’avoir pu répondre individuellement à toutes ces félicitations reçues via les réseaux sociaux, les sms et autres.

 

C’est enfin, une distinction que j’honorerai sans relâche pour mon pays et le continent Africain.

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